

Avec la crise grecque, plusieurs économistes avancent l’idée d’un étalon monétaire supranational. En son temps, après la Grande Dépression qui a suivi le krach boursier de 1929, Keynes avait d’ores et déjà émis l’hypothèse d’une monnaie non étatique à laquelle seraient rattachées toutes les monnaies du monde : le bancor (qui malgré son nom n’était pas basé sur l’or, Keynes ayant un grand mépris pour le métal jaune).
Le système de cette monnaie au-delà des états, proposé lors des accords de Bretton Woods en 1944, visait à sanctionner tout pays qui serait en excès d’import ou d’export. Celui-ci serait alors contraint de rétablir l’équilibre, soit en réévaluant soit en dévaluant.
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Le FMI avait pourtant déjà tenté de créer un système monétaire mondial en remplaçant l’or dans les grandes transactions économiques. Les droits de tirages spéciaux (DTS ou or papier) sont des crédits déterminés par un panier composé des quatre grandes monnaies internationales (dollar, euro, yen, livre), visant à suppléer les carences des réserves en or (la quantité mondiale d’or étant relativement fixe). Mais le système aussi présente des limites. Les DTS ne sont en fait qu’une tentative d’adaptation du bancor et dont le système n’a jamais vraiment décollé. D’ailleurs, en février dernier, Dominique Strauss-Kahn a déclaré que le FMI envisageait la création à long terme d’un nouvel actif de réserve mondial, où le dollar dominerait moins et différent des DTS.
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