28 juillet 2010

J.F. Faure: Le braquage d’or, corollaire de la hausse du cours du métal précieux.



Pas une semaine sans que l’on ne parle d’un braquage de pièces d’or ou de lingots. Les braqueurs liraient-ils la presse économique ? En effet, même si le cours de l’once d’or se retrouve en ce moment dans une phase de consolidation, la récente hausse du métal précieux n’a échappé à personne, surtout pas aux voleurs qui veulent également “investir” dans le tangible.

Les voleurs ne s’y trompent pas et savent que voler une banque est devenu aujourd’hui presque impossible. Dérober les économies d’un particulier c’est tellement plus simple et tout particulièrement l’or. En effet il possède le suprême avantage de devenir anonyme dès qu’il est fondu, sans perdre de valeur. C’est, par exemple, plus difficile avec les diamants qu’il faut retailler.

Dans le milieu du banditisme les informations circulent vite et n’importe qui peu devenir un indicateur volontaire ou involontaire : un(e) employé(e) de maison, le salarié d’une entreprise, une femme (un homme) qui parle un peu trop à ses ami(e)s, voire des enfants qui discutent dans la cour d’une école.

Deux modes opératoires:

- L’effraction simple: le voleur rentre, trouvent la cachette ( ils sait déjà où elle se trouve), fracture le coffre s’il y a et repart avec le butin. Tout doit être réglé en moins de cinq minutes.

- Plutôt que de perdre du temps à ouvrir des coffres qui sont de plus en plus compliqués, certain emploie une méthode traumatisante qui consiste à prendre en otage une personne de la famille pour forcer une deuxième à ouvrir le coffre.

L’alarme “gentillette” pour laquelle vous avez souscrit un contrat ne sera d’aucune utilité car les interventions des agents de sécurité s’opèrent en moyenne en 30 minutes. Les braqueurs sont déjà loin et vous sur le carreau….

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Bref, avoir de l'or "à la maison" n'est pas forcement la meilleure des solutions.