

Dans la mesure où l'argent s'est déjà valorisé, je pense qu'on peut d'ores et déjà essayer d'observer des tendances, qui risquent de continuer dans l'avenir.
Il faut aussi se demander d'où viendra la demande. La demande potentielle française n'est pas grand chose à comparer de la demande américaine (5 fois plus nombreux et gros pouvoir d'achat et sont en train de se tourner massivement vers l'or et l'argent), et de la demande potentielle d'autres pays : Inde, Chine. Par exemple, en ce moment on sait qu'il n'y a plus de souverains-or à Paris, parce qu'ils partent tous en Grèce ! Il faut donc essayer de se demander ce que pourrait être la demande future au niveau international.
Je n'ai pas fait de stats exhaustives, donc ce que je vais dire relève d'une grande part de subjectivité et je peux tout à fait me tromper.
Ce que je constate ou crois constater :
- le marché français s'ouvre très rapidement sur les bullion coins anglo-saxonnes : surtout les dollars (qui atteignent souvent 25 ou 26 euros pièce hors frais de port !), mais aussi les maple leaf, les pièces de la Perth... C'est l'effet de l'internet et des forums anglo-saxons : en gros, les français recherchent de plus en plus ce que recherchent aussi les américains.
- autre conséquence de l'américanisation du marché : l'apparition des capsules, et même des cotations par des organismes, ce qui était quasiment inconnu sur le marché français.
- les pièces chinoises modernes sont intéressantes mais il y a beaucoup de faux, ce qui rend le marché difficile (difficile d'acheter des vraies ; difficile de convaincre que c'est des vraies à la revente).
- les nouveaux arrivants aiment ce qui brille, ce qui est neuf : ce qui donne un avantage aux bullion coins, mais aussi à des pièces françaises récentes comme la 50 F H. C'est d'ailleurs peut-être ce qui explique les prix qui nous semblent souvent stupidement élevés des pièces de 100 F : c'est neuf, ça brille. De ce point de vue, il faut pas hésiter à nettoyer à la rhubarbe, à l'oseille, ou pourquoi pas à l'acide oxalyque (composant actif de la rhubarbe et de l'oseille).
- il peut y avoir une plus-value potentielle pour des pièces bullion relativement rares, comme nous le montre les prix relativement élevés pour des pièces à faible tirage (certaines années de la maple leaf, les Lunar I qui étaient tirées à faible nombre, certaines pièces chinoises), etc.
Du coup, ce que je vois :
- pour acheter de l'argent en masse et à pas cher : des Turin, voire de la semeuse à condition de ne pas les payer à plus de spot -15%.
- en un peu plus cher, mais avec bon potentiel de revente : les Hercule.
- il est intéressant de diversifier vers des bullion coins anglo-saxonnes, de préférence sous capsule (soit elles sont vendues telles quelles, soit il faut acheter les capsules et les mettre sous capsule dès la réception). De ce point de vue, la série wildlife n'est qu'une bullion parmi d'autres, et je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire !
- il est aussi intéressant de diversifier vers des pièces à potentiel d'appréciation numismatique : -en bullion : séries spéciales et/ou poids différents de 1 oz, en tout cas en faible tirage (VRAIMENT faible). - En pièces françaises : millésimes-atelier rares dans le meilleur état de conservation possible. Toujours de mon point de vue, les pièces "exotiques" ou rares sont seulement une diversification, un "buy and hold" pour voir à combien ça se revend dans 20 ans ! Il ne s'agit pas de tout prendre en exotiques, bien sûr !
Bé Habba, du Forum-gold.fr

